Garden Centre Noville

Feu bactérien

Le feu bactérien

Le feu bactérien est une maladie très dangereuse et incurable qui menace nos cultures de fruits à pépins. Pour empêcher au mieux sa dissémination, les plantes touchées doivent être immédiatement arrachées et brûlées. (Si vous décelez un cas de feu bactérien vous devez l’annoncer auprès de votre commune car seule une personne compétente doit s’occuper de détruire un sujet atteint) Afin de maintenir à l’avenir le risque d’infection dû au feu bactérien le plus bas possible, l’arrachage préventif de plantes saines mais particulièrement sensibles a été ordonné par certains cantons dont le nôtre.

La direction des institutions, de l’agriculture et des forêts a adopté une ordonnance entrée en vigueur le 1er avril 2007 interdisant la plantation sur tout le territoire cantonal des espèces appartenant aux genres suivants:

- Amelanchier   -   Mespilus (néflier)

- Chaenomeles   -   Photinia davidiana

- Cotoneaster   -   Photinia nussia

- Crataegus (aubépine)   -   Pyracantha (buisson ardent)

- Eriobotrya (néflier du Japon)   -   Sorbus (sorbier)

Ainsi que les espèces ornementales appartenant aux genres de Cydonia (cogniassier), Malus (pommier) et Pyrus (poirier).

Le feu bactérien ne touche que les plantes du groupe des rosacées semblables aux pommiers, c’est-à-dire les plantes cultivées qui ont un fruit ayant une cavité pour les pépins et une mouche. Pour qu’une infection ait lieu, des journées chaudes et humides sont nécessaires. Et ceci durant la floraison. Par exemple les poiriers sont moins touchés car ils fleurissent plus tôt que les pommiers et les températures ne sont pas encore assez chaudes. Pourtant, ils sont les plus sensibles. Ces dernières années, les poiriers touchés se trouvent essentiellement en altitude (floraison tardive)

Les symptômes:

- Mort d’appendices floraux entiers

- Les feuilles se colorent de façon brune à partir de la tige

- Les pousses se courbent en forme de U

- Les feuilles deviennent brunes, ont un aspect de cuivre et restent accrochées à l’arbre (tout au long de l’hiver)

- Des gouttes de mucus jaune à blanc (voire rouge) s’écoulent de l’écorce.